MacroCosmos novembre-décembre 2026

30 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2026 ASTRO PUBLISHING C et épisode de « Space Sparks » met en lumière l’une des plus grandes images réalisées à ce jour par Webb, illustrant la recherche des plus petites naines brunes. [ESA/Webb, NASA, CSA, JPL-Caltech, DSS2, K. Luhman, C. Alves De Oli- veira, N. Bartmann (ESA/Webb), A. Kamkar, L. Cieza, E. Slawik, N. Ri- singer, M. Zamani (ESA/Webb)] cir — et que les chercheurs espé- raient comprendre en utilisant les instruments sensibles de Webb pour explorer IC 348 — est la taille mini- male que peuvent atteindre les ob- jets issus du processus de formation stellaire. En d’autres termes : quelle est la masse minimale d’une naine brune ? Les chercheurs tentant de répondre à cette question avaient commencé à étudier IC 348 avec Webb en 2022, découvrant des naines brunes dont la masse était comprise entre trois et quatre fois celle de Jupiter. Aujourd’hui, cette même équipe de recherche a utilisé Webb pour sonder plus en profon- deur la région, à la recherche de naines brunes encore plus petites. En 2024, l’équipe a utilisé l’instru- ment NIRCam (Near-Infrared Ca- mera) du télescope Webb pour capturer la chaude lueur de jeunes naines brunes et d’étoiles naissantes, visibles sur la nouvelle image d’IC 348. Après avoir sélectionné des can- didates au statut de naine brune en fonction de leur couleur et de leur luminosité, les chercheurs ont pro- gères ainsi décou- vertes présentait des signes de la pré- sence d’un disque, suggérant que des planètes pourraient s’y former, bien que l’astre lui-même possède une masse comparable à celle d’une planète. En analysant les spec- tres des naines brunes d’IC 348, l’équipe de re- cherche a égale- ment identifié une signature attribua- ble à des hydrocar- bures, des molé- cules composées e x c l u s i v e m e n t d’atomes d’hydro- gène et de carbone. Cette caractéris- tique n’avait jusqu’alors été obser- vée que dans les atmosphères de naines brunes de très faible masse, ce qui laisse penser que ces objets extrêmes pourraient appartenir à une classe spectrale distincte. Les étoiles et les naines brunes d’IC 348 ne sont pas les seuls éléments d’in- térêt ; dans le coin supérieur droit de la nouvelle image figure un groupe de proto-étoiles richement détaillé. Plusieurs de ces proto-étoiles sont associées à des objets Herbig-Haro, des régions lumineuses qui se for- ment lorsque les jets émis par des étoiles en pleine croissance entrent en collision avec le gaz et la pous- sière environnants. L’objet long et fin orienté horizontalement dans cette zone est HH 797, qui a déjà fait l’objet de l’une des « images du mois » de Webb. Une analyse plus approfondie révèle que cette source est constituée de deux proto-étoiles avec des flux sortants presque paral- lèles. Juste à droite de HH 797 se trouve HH 211, une source en forme d’hélice caractérisée à la fois par des jets étroits et des flux plus larges. cédé en 2025 à des observations spectroscopiques à l’aide de l’instru- ment NIRSpec (Near-Infrared Spec- trograph) afin de déterminer leur masse. Ces observations approfon- dies menées par Webb ont révélé une découverte extraordinaire : des naines brunes dont la masse ne re- présente que deux fois celle de Jupi- ter, soit à peine 0,19 % de la masse du Soleil. Il s’agit des naines brunes les moins massives connues à ce jour, et leur existence remet en question les modèles de formation stellaire. En plus de la découverte de ces naines brunes à la masse étonnam- ment faible, les observations de Webb ont réservé d’autres surprises. L’une des naines brunes les plus lé- ! https://www.youtube.com/watch?v=cS9uYH837Cc&t=12s

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