MacroCosmos juillet-août 2026

39 JUILLET-AOÛT 2026 ASTRO PUBLISHING mal à reproduire la manière dont les amas se forment et émergent de leurs nuages natals. Ces résultats nous apportent de nouvelles con- traintes importantes sur ce proces- sus » , explique Angela Adamo, de l’Université de Stockholm et du Cen- tre Oskar Klein en Suède, auteure principale de l’étude et responsable du programme FEAST. Les amas stellaires massifs, avec leur abondance d’étoiles chaudes, émet- tent naturellement la plus grande partie de la lumière ultraviolette des galaxies, mais ce travail confirme qu’ils ont également une longueur d’avance dans la production de ré- troaction stellaire par rapport aux amas plus légers. Savoir où et quand cette rétroaction stellaire est la plus intense au cours de la vie d’une ga- laxie permet aux astronomes de pré- dire avec plus de précision comment le carburant nécessaire à la forma- tion d’étoiles est acheminé vers la galaxie et, par conséquent, comment les étoiles et les amas stellaires sont susceptibles de se former. Nos théo- ries de la formation planétaire sont aussi influencées par ces recherches. Plus le gaz se disperse rapidement au sein d’un amas stellaire, plus les disques protoplanétaires autour des étoiles sont exposés tôt à un rayon- nement ultraviolet intense prove- nant d’autres étoiles, et moins ils sont susceptibles d’attirer du gaz supplémentaire de la nébuleuse. Cela réduit les possibilités de crois- sance de la poussière et de forma- tion planétaire. « Ce travail réunit des chercheurs qui simulent la for- mation stellaire et ceux qui travail- lent à partir d’observations, ainsi que des groupes de recherche sur la for- mation planétaire » , a déclaré Alex Pedrini, auteur principal, également de l’Université de Stockholm et du Centre Oskar Klein en Suède. « Grâce au télescope Webb, nous pouvons observer les berceaux des amas stel- laires et relier la formation plané- taire au cycle de formation d’étoiles et à la rétroaction stellaire. » ! C ette image met en évidence un complexe de formation stellaire dans l’un des bras spiraux de Messier 51 (M51), d’un diamè- tre de près de 800 années-lu- mière. M51 se situe à environ 27 millions d’années-lumière de la Terre. Le nuage de gaz dense où se forment les étoiles, là où les amas se sont effondrés pour for- mer chacun des amas d’étoiles in- dividuels, est représenté ici en rouge et en orange, couleurs cor- respondant à la lumière infra- rouge émise par le gaz ionisé, les grains de poussière et des molé- cules complexes telles que les hy- drocarbures aromatiques poly- cycliques (HAP). De nombreux points brillants visibles dans les nuages sont des amas d’étoiles. Les jeunes étoiles massives qui les composent émettent un rayonne- ment puissant dans les nuages de gaz environnants, créant ainsi l’il- lumination cyan visible ici. Finale- ment, la combinaison du rayonne- ment, du vent stellaire et des ex- plosions de supernova des étoiles les plus massives dispersera les nuages de gaz, mettant fin à la formation stellaire dans cette partie de M51. [ESA/Webb, NASA & CSA, A. Pedrini, A. Adamo (Stockholm University) and the FEAST JWST team]

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